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[témoignage] Un nouveau moulin s'installe en Belgique !

« J’ai ressenti le besoin de faire quelque chose qui a du sens, un vrai sens. Alors, je me suis formé en permaculture et j’ai potassé le sujet, énormément, jusqu’à acquérir des connaissances pointues. La passion fait la compétence. » résume Rafael

 

    

Depuis quelques semaines, un moulin PRO100 s’est installé à Saint-Georges, en Belgique. Rafael Cué Alvarez y produit de la farine belge naturelle, moulue sur meules de pierre en granit. Un concept innovant qui englobe agroécologie et non-labour.

  

Rafael Cué Alvarez a investi dans une ferme afin d'y installée son activité meunière. Grâce à un moulin sur meules de pierre en granit naturel et une tamiseuse, il commence une nouvelle activité.

  

Commercial free-lance dans le bâtiment depuis plus de vingt ans, cet ancien Crisnéen s’est passionné pour la farine agri écologique à la naissance de ses deux petites filles, âgées de 9 et 7 ans. « J’ai ressenti le besoin de faire quelque chose qui a du sens, un vrai sens. Alors, je me suis formé en permaculture et j’ai potassé le sujet, énormément, jusqu’à acquérir des connaissances pointues. La passion fait la compétence. » résume Rafael, intarissable sur le sujet.

   

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Depuis 2019 et jusqu'à l’installation de son moulin, Rafael se fournissait en grains qu’il faisait moudre par la coopérative Agribio. Il produisait une farine panifiable qu’il récupérait ensuite pour livrer les boulangers et magasins bio, sous le nom « Les grands Blés ». Mais depuis la fusion entre Agribio et Bonpain, la coopérative a cessé la mouture sur pierre et Rafael a dû trouver une solution en urgence pour assurer ses commandes.

  

« J’ai failli louer un hangar, mais mon offre de prix pour la ferme Hermitage à Saint-Georges a été acceptée et c’est finalement pour un mieux, car ma femme aimerait y développer une ferme pédagogique », s’enthousiasme-t-il.

   

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Objectifs 500 tonnes

  

En matière de volumes, Rafael produit 50 tonnes de farine à l’année, qu’il compte doubler en 2023. Il espère, à terme, une production de 500 tonnes de farine par an.  « Mon objectif est de prendre la place laissée par Agribio, d’abord pour ma propre marque, mais aussi pour d’autres producteurs », ambitionne-t-il. Sa labellisation « Bio » est en cours.

  

Le meunier s'alimente en blé tendre biologique de variété rustique ou ancienne, auprès d’agriculteurs bio de Mons, Havelange et Grand, il souhaite étendre son réseau. « J’achète à la récolte, je stocke et je mouds au fur et à mesure dans mon moulin. Je m’occupe de tout moi-même : conseils aux agriculteurs, production, livraison, publicité et même au placement des sachets en rayon », sourit-il.

  

Agroécologie

  

Comme la stipule son slogan « au-delà du bio », Rafael Cué Alvarez poursuit son objectif plus global, d’agroécologie et de non-labour.

  

« 90 % du blé belge est destiné à nourrir le bétail ou à produire du biocarburant. Pour la farine panifiable, les moulins industriels se fournissent à l’étranger. Après cracking (fragmentation du grain en dérivés recomposables, Ndlr), la farine obtenue sur cylindres perd ses qualités gustatives et nutritives. Sur meules, on ne touche pas à la composition du blé. On promeut le local, le bio, mais en allant plus loin, en repensant le système de production. C’est-à-dire favoriser la biodiversité dans les cultures, avec un impact environnemental minimum, ainsi que la suppression du labour », détaille-t-il.

   

Une dizaine de farines

  

L’équipement des « Grands blés – Le moulin » se compose d’un moulin avec des pierres en granit, une meule fixe et une meule mobile, qui moulent le grain en le déroulant. Ainsi que d’une tamiseuse qui sépare ce grain entre farine, semoule, petit son et gros son. Ils sont destinés pour leur part à la nourriture animale, un peu pour le cosmétique et un peu pour l’alimentaire. Le résultat est ensuite ensaché dans des contenants de 1,3,5 ou 25 kg. « Je cherche des filières pour le son et la semoule de blé tendre aussi. Nous faisons un test de culture de blé dur belge pour savoir s’il serait possible de produire de la semoule de blé dur, nécessaire à la fabrication des pâtes notamment », évoque Rafael.

    

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Il approvisionne le restaurant étoilé « Toma »

  

Il produit une dizaine de farines panifiables dont froment blanc, gris, complet, seigle, sarrasin, épeautre… Rafael fournit des restaurants comme le Toma à Liège, qui vient d’être étoilé Michelin, ou la Cantinetta, ainsi que des pâtisseries et traiteurs sucrés. Il dispose en outre de 35 points de vente aux particuliers, comme Bio Dit Moi, Faune & Flore et La Ruche qui dit Oui.

  

Enfin, dès le mois de septembre, Rafael souhaite ouvrir régulièrement les portes de son moulin au public afin de faire découvrir son installation puis y commercialiser ses sachets de farine.

 

Source : Article de La Meuse Huy-Waremme